Cela fait 12 ans que j’ai quitté la région parisienne et 10 ans que je me suis lancé dans la photographie.
Autant dire que ce week-end fut une vraie découverte… et à plusieurs niveaux !
Je vous propose donc un retour sur ces deux nuits passées en stage avec Tom Migot de la photo- avenue pour appréhender la photographie urbaine de nuit dans deux quartiers emblématiques de Paris.

Photos de nuit ou photo de rue ?

Petite précision qui me semble importante : l’objectif de ces deux nuits ne portait pas sur la photo de rue au sens strict — pas de recherche du « moment décisif » ou de l’action à capter — mais bien sur la photographie de nuit, proche de la photographie de paysage… sauf qu’ici, le paysage, c’est la ville.
Cette nuance change tout.
Photographier en ville, de nuit, transforme totalement notre perception. Les lumières artificielles, les ombres marquées, les contrastes forts… tout devient plus graphique, plus dramatique.
Appréhender le paysage urbain nocturne est un exercice que je découvre. Et il est bien particulier. Il peut être compliqué de trouver un sujet ou l’histoire que l’on souhaite raconter à travers l’image.

Nuit 1 : Le Quartier Latin

Cette première nuit fut la plus complexe à gérer.
D’abord parce que c’était une découverte totale de l’exercice.
Comment trouver un cadrage pertinent dans ces conditions spécifiques, où la mise en valeur du sujet peut sembler difficile ? Finalement, ce n’est pas si différent d’un paysage naturel en plein jour… mais les contraintes sont autres.
Et surtout : comment éviter le piège des distractions visuelles ?

  • Distractions liées au mobilier urbain
  • Distractions liées aux lumières de la ville
  • Distractions humaines (car malgré l’heure tardive, le quartier reste très vivant)

Même si le Quartier Latin est emblématique, il est peut-être moins « spectaculaire » que Montmartre. Les rues peuvent sembler communes. Le défi est alors de réussir à “voir” un sujet : jouer avec les contrastes lumineux, les courbes, les ruptures architecturales, les perspectives.
Au programme de cette balade photographique :

  • L’Église Melkite Saint-Julien-le-Pauvre
  • La Sorbonne
  • Les arches du côté du Palais du Luxembourg
  • Un passage près de l’Institut de France
  • Le Pont des Arts
  • Et le Palais du Louvre

Un vrai terrain de jeu pour travailler la composition en photographie nocturne.

Nuit 2 : Montmartre

Une nuit plus “facile” à gérer… car Montmartre déborde de ruelles, de coins cachés et d’ambiances presque cinématographiques.
Et surprise bienvenue : une petite pluie nous a accompagnés. Les sols légèrement humides ont complètement transformé le rendu final des images. Les reflets apportent une dimension supplémentaire, presque magique, à la photographie de nuit.
Mais tout n’était pas simple pour autant.
L’étroitesse des rues historiques complique le travail :
Comment réussir son cadrage lorsque l’on est contraint de toutes parts ?
C’est dans ces moments-là que l’on comprend l’importance du placement, de la patience, de la réflexion. Réaliser une photographie demande du temps. On est bien loin de la photo souvenir prise en passant, même si le numérique permet de tester plusieurs cadrages sans faire exploser le budget de notre passion.

Bilan du stage de photographie urbaine de nuit

Ce fut une très belle découverte que ce thème de la photographie urbaine nocturne.
Comme toujours, un régal d’être accompagné par Tom Migot, jamais avare de conseils ni de critiques — toujours bienveillantes et constructives.
Ce fut aussi un excellent moment d’échange avec les trois autres stagiaires, tous passionnés. Le travail en groupe permet de découvrir d’autres visions d’un même lieu, d’autres cadrages, d’autres interprétations.
Et c’est aussi ça, la richesse d’un stage photo : apprendre à voir autrement.

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